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Réalité d’une immigrée « privilégiée »

casteramartine

Du coq à l’âne

Perdue dans son discours

Tout se tient

Pourtant


Du chien du samedi à l’aventure,

La vie, la mort, le deuil


Mon chien, ma mère, mes relations « Je suis nulle en improvisation

Je sais pas trop… »


Des incertitudes

Le cycle

Boucler la boucle

d’infinis promesses à moi-même


« J'me questionne, mais j’ai envie d’arrêter

De complètement décrocher »


Pression familiale, de carrière, d’accomplir

Construire. Dé, et puis, se reconstruire Finalement, je réalise qu’on s’adapte pi que je meurs pas même si la mort est autour de moi.


« J’étais rendue où ? J’ai perdu le fil conducteur… mes idées Ah oui ! Le doute, non la vie ! » Étouffements, lecture de peurs dans les manies

J’ai tellement hâte de retrouver mon bébé chien! Je suis excitée, dit-elle de manière vraie, mais aussi trompée par sa corporalité qui résume une angoisse générale


Ahw ! La libération

Par la spontanéité

De se laisser surprendre

De s’enlever toutes pressions,

D’arrêter de m’en faire avec les conséquences


Si souvent,

Un discours raisonnable

Se protéger

Pas trop s’attacher

Faire quelque chose pour soi sans se soucier des conséquences


C’est mon besoin

Un essentiel

Ma contradiction


Pour survivre, j’ai dû retourner chez moi, en France. Deuils d’amitiés, détachement

Réalité d’immigrée

Je m’y rattache


Douze ans ici, maintenant.

Un cycle de fini

Du nouveau, de l’inconnu

Un chien


Acceptation

« De toute façon l’humain s’adapte toujours », se répète-t-elle une fois de plus. De la Finlande, à la France, à mes périples éparpillés jusqu’au Québec…

Je n’ai pas oublié la mort de ma mère, ni celle de ma grand-mère et de mon oncle, tout en même temps,

mais j’accepte que je continue ici, malgré moi, malgré les questionnements.

« Pour une immigrée, je suis privilégiée, j’le sais !

mais ça empêche pas le feeling en dedans, de jamais être certaine, si je fais la bonne chose d’être parti ou d’être ici. »


Regards en haut à droite,

Regards en bas à gauche,

Entre les deux

Croisements des regards entre celle qui raconte et celle qui écoute Je suis à l’écoute de tous ces gestes, ces mots, ces choix de ce qu’elle dit

J’essaie de deviner ce qu’elle cache à travers ces inconforts, ces vraies émotions et ses secrets à travers ses yeux, parfois rieurs, gênés, douteux, vitreux ou remplis d’espoir.

Je voyage avec elle, dans son intimité Je suis submergée par la force de l’humanité qui transcende son auto-portrait personnel, aléatoire, improvisé et unique. « Je me demande ce que je fais ici... Et pas avec mon chien nouveau de samedi, Locky, mais je suis contente. » C’est à ce moment que je me rappelle sa mère.


(Texte écrit par Martine, dans le cadre d'un partage anonyme dans une exploration et création spontanée dans ma formation de l'AQM du 4 mars 2024.)














Photo prise par Martine Castera

 
 
 

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